WE club De Breil à l’Estérel

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Ces 2 jours s’annonçaient exceptionnels et ce, pour plusieurs raisons : un territoire à la réputation qui n’est plus à faire, un accompagnateur local pour nous guider, une météo clémente et une bande de copains ! Ben nous n’avons pas été déçus, le WE club De Breil à l’Estérel organisé du vendredi 12 avril au dimanche 14 avril, a été une vraie réussite ! 😉 Retour en textes et en images.

Rédacteur : Pierre (J1) et Loïc (J2)

Jour 1 – Samedi 13 avril 2024 – Départ depuis Breil-sur-Roya

Se lever ce matin n’est pas évident, le réveil sonne donc 2 fois. Nous avons tous RDV à 6h45 devant le self pour un départ fixé à 7h30 ! Le quart d’heure provençal faisant son office, nous sommes un peu en retard sur l’horaire prévu lorsque les véhicules quittent le CREPS de Boulouris. A peine croyable, nous avons même reçu sur le groupe whatsapp créé pour l’occasion un message de Lucille disant en gros « eh les gars, personne n’a une paire de chaussures en trop + un jeu de cales shimano » ? Xa, qui pense à tout, lui permettra de faire la sortie avec nous, quitte à avoir des shoes trop grandes de 2 ou 3 pointures ! Nous prenons la direction de Nice, peu de trafic en ce samedi matin, puis traversons la frontière italienne pour prendre la sortie Vintimiglia. Nous remontons la vallée de la Roya, tantôt en France, tantôt en Italie pour arriver à Breil-sur-Roya, le village de départ de la sortie. Les présentations sont faites, je mets enfin un visage sur Vivian, le guide du week-end (1Pas2Côtés), présenté par Bruno. Nous sommes 15 : 10 du club VTT LUB Pertuis en musculaire + 1 en VTTae et 3 « extérieurs » en VTTae pour compléter le groupe qui connaissent bien Bruno et Vivian. Ils ont roulé plusieurs fois ensemble.

Chacun s’équipe, les 3 amis en VTTae fermeront la marche, Manu est même équipé d’un talkie-walkie. Une longue ascension débute, au début sur le goudron. Puis le sol devient en terre et enfin parsemé de cailloux. Il faut pousser pendant 30 bonnes minutes car la pente est trop raide. C’est simple, nous prenons 600 mètres de D+ en 5 km ! Au col de Brouis, il faut encore monter, jusqu’à la Cime du Bosc (et ses antennes). Altitude 1124 mètres.

Vivian nous annonce la suite du programme, avec dès le démarrage, une « compression », comprendre un passage très raide. Cette première DH, intitulée la Crinale, nous fait passer sur la crête de la Cougoule, une vraie tuerie ! Nous longeons le Vallon de Riou par le GR510. Nous remontons sur une DFCI jusqu’à Pelavoyre où nous faisons une courte pause déjeuner. Le sandwich est vite avalé sous quelques gouttes de pluie tandis que Vivian prend quelques images avec son drone. Une nouvelle descente est annoncée ! Depuis Piène Haute, nous poursuivons jusqu’à Olivetta. Nous avons franchi la frontière italienne entre temps. Nous sommes au point le plus bas de la journée, il va falloir tout remonter. Les premières pentes, sur le bitume, nous ramènent à la frontière. Puis de vrais raidards, physiques, techniques par endroits, font place à la piste en terre laissée plus tôt. Celle-ci nous ramène à l’embranchement des antennes, après être passés par le col des Termes. 786 mètres de D+ quasi sans répit ! Nous nous équipons, buvons un coup et avançons vers le sentier qui va nous ramener à la voiture. Nous devinons à peine le village d’où nous avons décollé ce matin tellement il est petit ! Le final s’annonce donc somptueux ! Le début de la DH est vertigineux : pente très raide (-45,8 % selon strava !), virage à angle droit au dessus d’un ravin très prononcé, et enchainement d’épingles ensuite. Le ton est rapidement donné ! Le monotrace virevolte dans tous les sens. Plusieurs s’essayent sur un tremplin mais il faut continuer à descendre, je devrais plutôt dire à dévaler, le versant ! Les minutes défilent. Les freins chauffent, les pneus dérapent, les plaquettes couinent ; ceci étant les pilotes ont la banane et en grand ! Même Lionel et Thierry, peu à l’aise avec le vide, apprécient ce moment. Ce dernier, appuyant un peu trop ses roues sur les pierres parfois saillantes, voit son pneu arrière perdre rapidement la pression. Arrêt réparation, nous nous disons qu’il faudrait que BrunoBeBike soit présent à chaque week-end club ! 😚 Derniers hectomètres et après un pifpaf très raide et glissant, nous retrouvons le parking. Lionel, Marco et Manu sortent rapidement la table de camping, la « cochonaille ». Vivian nous fait la surprise de partager des bières… laissées dans le frigo de son van 😎
Mais l’heure tourne, et comme pressenti, nous n’arriverons pas à temps pour le souper au CREPS. Après que Pier ait prévenu la cuisine, JD commande une dizaine de pizzas sur la route du retour. Nous les dégustons dans une chambre du 3ème tout en sirotant une bière et en nous remémorant les meilleurs moments de la journée. A 22h30, tout le monde est couché ! 😂

Bilan Jour 1

Distance : 37 km / Dénivelé positif : 1950 mètres / Plusieurs chutes mais aucun bobo / 1 crevaison lente maîtrisée

Jour 2 – Dimanche 14 avril 2024 – Départ depuis le col du Testanier

Devant ramener mon fils à Béziers dans l’après-midi, je reste avec lui sur le site du CREPS de Boulouris pour (re)découvrir le lieu et s’exercer aux nouveaux circuits de XCO JO de Rio 2016 et de Tokyo 2020. 2 pistes de 5 et 11 km ont été créés ou rénovées depuis notre venue en 2019. Après quelques montées et descentes d’exploration, nous décidons de suivre le balisage noir. C’est un bonheur sans nom, tout est super bien tracé, « shapé » (comme disent les jeunes !), il y a du flow par endroits. Sacha s’en donne à cœur joie ! D’autres demandent du physique ou de l’engagement. Nous nous testons sur les tremplins, les épingles et la « cascade ». On se régale, on en redemande ! Au moment où l’on doit partir, Sacha tombe sur le pumptrack, pardon LE PUMPTRACK. Une zone immense avec des circuits verts, bleus, rouges et noirs !

Pendant ce temps, le reste du groupe a rejoint le col du Testanier, situé non loin du Mont Vinaigre. Loïc nous conte, en détails, ce qui s’est passé.

Pour cette seconde journée azuréenne, Vivian, notre accompagnateur a décidé que nos crampons allaient en découdre avec la rocaille de l’Estérel. En effet, aujourd’hui nous partons du col de Testanier situé juste en dessous du Mont Vinaigre (sommet que le club avait gravi quelques années plus tôt). Mais celui-là n’est pas au programme aujourd’hui, nous partons par une DFCI « la route des cols » qui domine toute la vallée. JD est dans une forme olympique, il ouvre la voie sur un bon rythme. Nous passons successivement la maison forestière de la Duchesse, le col des Suvières puis la maison forestière des 3 thermes suivi par le col du même nom. Au bout de quelques kilomètres, le groupe de vététistes s’arrête, il manque deux cyclistes à l’appel : Xa et Lulu pour ne pas les nommer. Eh oui notre Lulu nationale a encore fait des siennes : face à la difficulté du début du parcours DFCI 😁, sa monture a décidé de lui jouer un tour, rupture du câble de sa selle télescopique. C’était sans compter sur notre mécano préféré BrunoBeBike. Il a réussi à bidouiller un truc pour réussir à la sortir de ce mauvais pas. Heureusement pour elle car le reste de la sortie allait être beaucoup plus rock’n roll ! Nous arrivons sur un point culminant, juste sous le sommet Pelé. Arrêt photo obligatoire, nous avons une vue splendide sur tout le trait de côte. Vivian nous montre Théoule, la ville balnéaire, sur laquelle nous n’allons pas tarder à plonger. A partir de maintenant, ça va se gâter : le terrain devient beaucoup plus cassant et nos destriers vont être mis à mal. Le groupe se scinde en deux, une partie prend la piste des oeufs de bouc, une DFCI plus confortable, tandis que les autres prennent un single bien costaud qui me laisse un joli souvenir sur le tibia gauche ⛑️ Nous nous retrouvons tous au col de la Cadière.

Les membres du club poursuivent la descente jusqu’au col de Monges en passant par le col du Trayas. Depuis le col de Monges, où nous repasserons plus tard, nous suivons un magnifique single qui part en balcon et maintient un flow continu avec de superbes relances. Puis il se transforme en une véritable piste d’enduro cassante avec des marches, des racines et autres épingles. Ce chouette moment prend fin au collet de l’autel. C’est marrant de regarder le visage de mes camarades à la fin de la descente cassante, certains sont aux anges, d’autres un peu moins. Je ne cite aucun nom sauf Philou qui descend maintenant comme un chamois !

Nous repartons pour une petite grimpette par un monotrace surplombant jusqu’au col de Théoule. C’est à cet endroit précis que le groupe se coupe de nouveau en deux. Une partie prend la piste du Vallon de l’Autel pour rejoindre Théoule, le reste des forces en présence suit un sentier en fond de vallon pour rallier le bord de mer. Je prends évidemment la seconde option, c’est un superbe single très joueur, tantôt roulant, tantôt cassant et technique. Enfin un vrai bonheur ! Tout le monde se rejoint, Vivian (UnPas2Côtés) fait une point de la situation et nous laisse le choix : soit pique-niquer au bord de l’eau, soit au Mémorial de Notre Dame d’Afrique. L' »option plage » est alléchante mais quand on voit la montée qui nous attend, c’est à l’unanimité que le groupe décide la remontée, et quelle remontée ! Un mur se dresse devant nous, eh oui il nous faut une heure pour atteindre le mémorial où nous nous arrêtons pour casser la croute. Nous sommes au kilomètre 25, il en reste encore 30. Et le ratio dénivelé est encore pire, on en a fait à peine un tiers ! Eh oui c’est toujours ça quand on part d’un point haut, il faut ensuite remonter.

Après cette pause bien méritée, nous voilà repartis pour en découdre avec l’Estérel. Pour nous chauffer les jambes, nous prenons la piste des Saoumes qui nous fait remonter jusqu’au col de Théoule, où nous sommes déjà passés ce matin. De là, nous suivons la piste des 3 cols qui nous fait arriver au col des Monges, lui aussi point de passage de ce matin. Au col de la Cadière, on prend à gauche afin de contourner le sommet des Grosses Grues pour atteindre le col de Notre Dame. De là, nous prenons un single légèrement ascendant pour déboucher à un verrou, la Dent de l’Ours. C’est à cet endroit précis que nos téléphones bippent, nous recevons une photo de Xa en selfie avec une parfaite inconnue que nous venons de croiser. Petit retour à l’envoyeuse « file ton insta » !

Le panorama est splendide, nous passons d’une vallée à l’autre, tantôt vue sur mer, tantôt vue sur le massif de l’Estérel avec ses couleurs rouges et rosées. Depuis cet éperon, le monotrace reste sur la même courbe de niveau pendant 1 km avant d’amorcer une descente de presque 2,5 km avec quelques belles relances. Nous roulons en tête à un rythme soutenu, c’est trop grisant. Cette descente nous fait contourner le sommet de L’Uzel pour parvenir au col des Lentistes. De là, nous prenons le bitume mais pas pour longtemps, au niveau du point d’information la baisse de sangliers nous reprenons un single de 2 km qui contourne le pic de l’escale qui passe sous le pic de mal inferné. C’est à cet endroit que le sentier se transforme en une piste d’enduro qui dévale la pente abrute sur 1,5 km. C’est une succession d’épingles, de marches, de pierriers, un vrai régal pour certains et une torture pour d’autres. Nous en sommes à 6h de vélo pour 40 km de pédalage ! Le moral est là mais la fatigue commence à se faire sentir. Surtout que maintenant il faut remonter jusqu’aux voitures, eh oui il nous reste une petite grimpette de 15 km, un détail quoi ! Nous commençons notre longue remontée sur une piste roulante qui longe une rivière (le grenoullier). Puis nous tournons sur la droite pour contourner le pic du baladou en passant par le col du mistrel. Maintenant nous tournons autour du pic de perthus, oriental, en longeant le cours d’eau le perthus puis le maraval qui passe au pont du pigeonnier. Le pourcentage de pente augmente, le groupe s’étire, chacun monte à son rythme. Nos compères JD et Philou sont dans une forme olympienne. Ils ont des jambes de jeunes de 20 ans ! Avec Lucille, nous arrivons à hauteur de JD, celui-ci nous entendant arriver tombe 2 pignons et repart de plus belle dans l’ascension. Le groupe se pose alors des questions sur les 2 acolytes, persuadés qu’ils prennent des trucs bizarres !

Le peloton se reforme dans un virage, nous sommes à la moitié de la remontée. Vivian cherche un single pour couper au plus court, sans succès. Il faut continuer sur la piste, au moins on est sûrs qu’elle nous amène aux voitures. Nous arrivons à la maison forestière des charretiers avec le Mont Vinaigre en point de mire. Nous quittons la DFCI pour rattraper un sentier physiquement exigeant. Nous voilà enfin arrivés à l’aire de l’Olivier où nous sommes déjà passés ce matin, ça sent bon la fin ! Une dernière liaison goudronnée de 2 km, avant de finir par un superbe single descendant sur 1 km serpentant dans la forêt avec un flow de folie.

Nous sommes arrivés aux voitures, Manu et ses amis sortent tout le matériel de leur véhicule pour prendre ensemble un apéro bien mérité.

Bilan Jour 2

Distance : 55 km / Dénivelé positif : 1350 mètres / Aucun chute / 1 tige de selle et un frein avant HS

Les forces en présence

Lucille la no stress / Xa le technicien / Loïc la force tranquille / Philippe la métamorphose / JD l’expérience / Thierry le lâche-rien / Lionel le « même pas peur » (du vide) / Bruno le local serein / Régis le faiseur de souvenirs / Sacha l’intrépide secoué / Marco le discret / Manu le talkie OK / Lionel le saint-bernard / Vivian LE guide photographe, vidéaste, pilote de drone et monsieur sécu et Pier.

Pour aller plus loin

1Pas2Côtés

Site web https://1pas2cotes.fr
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